Comme nous le disons au PCF, la présidentielle est un piège qui empoisonne la vie politique, et celle de 2007 encore plus. Les médias vont tout faire pour attiser la personnification de la campagne et monter les petites phrases en épingle.
Nous sommes nombreux en France à penser qu'il est possible d'amener un candidat anti-libéral au second tour. C'est loin d'être gagné mais c'est ce qu'attendent de très nombreux citoyens. A partir de là, deux solutions :
- Les organisations et partis qui n'y croient pas ou ne souhaitent pas vraiment gouverner ne joueront pas le jeu. Leur intérêt sera alors d'y aller avec leur propre candidat pour marquer leur différence et compter leurs rangs. Mais ceux qui souffrent aujourd'hui s'en souviendront...
- Les partis qui pensent cette victoire possible devront faire preuve d'un courage et d'une audace politique exceptionnels pour qu'elle devienne une réalité en évitant les pièges qui leurs sont tendus, notamment par les médias. Pour couper court immédiatement au choc des personnalités, recentrer le débat sur le contenu du projet et donner corps à cette idée d'une candidature à plusieurs voies, il va falloir innover, et vite !
Considérant :
- Que le collectif national du 29 mai constitue l'instance idéale pour porter cette candidature multiple, car nous avons appris à y travailler ensemble et qu'aucun parti ne pourra l'amener seul à la victoire.
- Que la Charte pour une alternative au libéralisme issue de ce collectif constitue une plate-forme qui nous fédère.
- Que la présidentielle n'est pas le lieu pour marquer nos différences, mais au contraire pour nous rassembler sur un socle commun, d'autant plus que nous sommes tous d'accords pour promouvoir une 6ème république qui donnera moins de pouvoirs au président et plus au parlement et aux citoyens.
- Que c'est lors de l'élaboration des projets de lois que nos différences et nos propositions pourront s'exprimer et être débattues, dans l'hémicycle et avec les citoyens.
Je mets en débat la proposition suivante, pour la présidentielle :
- Que tous les partis présents dans le collectif national s'engagent immédiatement à ne pas présenter de candidat en leur seul nom.
- Que chacun de ces partis qui le souhaite désigne rapidement (et démocratiquement) son porte-parole de la candidature collective anti-libérale, avec pour projet politique la Charte pour une alternative au libéralisme.
- Que pendant toute la campagne ce projet soit défendu, expliqué et porté par l'ensemble de ces porte-parole.
- Que le moment venu, c'est-à-dire le plus tard possible, tous les adhérents des organisations impliquées dans les collectifs du 29 mai soient consultés (après tout nous sommes pour la démocratie oui ou non ?) pour élire celui des porte-parole dont le nom sera porté sur le bulletin de vote (puisqu'il en faut un).
- Que tous les porte-parole s'engagent d'ores-et-déjà à respecter ce choix.
Au-delà des déclarations de principe et des appels incantatoires au rassemblement, il va bien falloir adopter rapidement un processus concret pour y parvenir. C'est le sens de cette proposition. Il faudrait qu'une telle démarche soit rapidement débattue et validée par chaque parti, et qu'ils aient le courage politique de ne pas nous faire le coup de la barbichette, car le temps presse ! En clair, qu'un premier parti s'engage formellement dans un processus de ce type, sans attendre que tout le monde soit d'accord. Ca serait bien que le PCF soit ce premier...
Enfin, comme "moi je vote pour la candidature à plusieurs voies issue des collectifs du 29 mai et fondée sur la charte pour une alternative au libéralisme" c'est un peu long à dire à l'apéro, il faudra trouver autre chose. Je dirais bien "je vote Fraternité". Mais on va dire que je suis monomaniaque ! (cf. ma note du 26 mai)
Commentaires et réactions plus que jamais les bienvenus, j'ai certainement dit de grosses bêtises ! Mais c'est vrai que vu comment les choses sont parties, je crois qu'il est urgent de poser des actes politiques forts !

Et bien moi, je ne suis pas du tout d'accord. Je considère que retarder au maximum la désignation du candidat unitaire, c'est suicidaire. En tout cas pour le mouvement unitaire (par pour tel ou tel parti, par contre). Attention, pas de méprise: on choisit un candidat après avoir mis au point un programme. On ne votera pas pour une personne, mais pour un programme, c'est entendu.
Mais le programme, on l'a depuis un an, c'est le programme anti-libéral. Alors à moins d'un an des élections, ne pas être capable de choisir un candidat, ni même une méthode de choix, cela commence à décrédibiliser le mouvement.
Alors d'ici l'automne, mettons en place une méthode démocratique de choix du candidat unitaire, et commençons enfin la campagne!
Tout le reste n'est que perte de temps et/ou calculs égoïstes.
Rédigé par: Loïc | 11 juillet 2006 à 09:35